[Musique] De Stijl-The White Stripes : La Critique

Publié le par Hamoniac

[Musique] De Stijl-The White Stripes :  La Critique

De Stijl, qui signifie « Le Style » en néerlandais, est un groupe et un courant artistique créé en dans les années 30 qui avait comme idée de codifier la beauté avec des formes basiques et des couleurs primaires pour la rendre pure. Cette antithèse de la figuration n’a malheureusement pas duré longtemps mais elle est reste dans les mémoires pour ces œuvres originales et sa philosophie très codifiée. Et il s’agit aussi du second nom de l’album des White Stripes !

[Musique] De Stijl-The White Stripes :  La Critique

Il s’agit du deuxième album du groupe et il est étonnamment très différent du premier. La qualité du son est déjà un peu meilleure tout en gardant un côté un peu indé. Mais ce sont surtout les morceaux qui ont changés. Ils sont beaucoup plus variés que le premier album qui était plus rock. Ici, on retrouve du rock bien sûr mais moins énervé que le premier album et un peu plus rythmé (il y a notamment beaucoup plus de batterie, bien joué Meg White…) et on retrouve surtout du blues, du folk de la pop et cette variété ne dénature en rien l’identité du groupe. En effet, les chansons restent simples et enfantines mais elles sont plus rythmées et construites. On entend aussi beaucoup plus d’instruments, harmonica, piano, violon, ce qui apporte un petit plus au duo guitare/ batterie.

Aussi, le début de l’album est assez pop et accessible pour ensuite tourner vers le rock un peu plus psychédélique avec des enregistrements audio étranges et des riffs plus énervés. Ils se payent même le luxe de reprendre magnifiquement Death Letter de Son House, une des meilleures chansons de l’album.

[Musique] De Stijl-The White Stripes :  La Critique

Le graphisme de l’album est aussi un peu plus réfléchi. On garde les couleurs rouge, noir et blanc mais toute l’imagerie appartient au De Stijl. Cela fait penser un peu à un Concept-Album sans qu’il n’en soit un.

Et ce qui est assez étonnant c’est la maturité que le groupe a atteint en à peine une année. Le précédent album est sorti en 1999 et De Stijl en 2000. Et quand on regar l’ensemble de la carrière du groupe, cet idée de Concept Album sera retrouvée que bien plus tard comme Get Behind Me Satan qui est un album qui ne compte quasiment aucune guitare. L’imagerie, l’univers, le son et la façon de composer sont déjà élaborées avec cet album, tout en gardant le côté enfantin qui fait tant honneur au groupe.

Mais bien sûr, le fait que l’album s’appelle De Stijl n’est pas dû au hasard. Bien sur l’imagerie est brute et reconnaissable comme le groupe. Mais, l’idée de Jack White, expliqué dans la pochette de l’album, est qu’à force de rajouter des éléments et des significations sur une œuvre, la valeur ou la beauté individuelle de chaque élément est caché par une complexité factice. Ainsi, Jack White, comme De Stijl, propose de limiter le nombre de membres dans un groupe pour mettre en avant les qualités artistiques de chacun. Cela augmente la créativité, l’improvisation et rend la chanson plus spontanée et plus belle. Cette idée n’est malheureusement pas repérable en écoutant l’album mais je vous invite à voir des vidéos des concerts du groupe et là vous comprendrez le concept.

 

Composition A-Piet Mondrian, un exemple De Stijl

Composition A-Piet Mondrian, un exemple De Stijl

Alors. Est-ce que je recommande De Stijl ? Oui, sans hésitation. Plus calme et plus réfléchi que le premier album, il est très intéressant à suivre avec une bonne montée en tension des chansons au cours de l’album. Ce concept album sans concept est très intéressant par le parallèle fait avec De Stijl, permet de comprendre le design par l’abstraction et permet de comprendre l’évolution du groupe dans le futur. To be continued…

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La première chanson de l'album. Pop et enfantine.

Toutes les idées, images et vidéos présentées ci-dessus sont uniquement à but informatif et divulguées de façon amateur. Elles ne sont pas utilisées dans un but commercial ou à vocation commerciale.

Publié dans Critique Musique

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